Jeunesse : 52 % des jeunes filles Congolaise sont sexuellement actives

Elles ont déjà eu leur premier rapport sexuel avant d’avoir 18 ans, faute d’éducation sexuelle efficace.

Le sexe et les ados, deux choses devenues pratiquement inséparables de nos jours. Selon  une étude en cours par le réseau RAJECOPOD dans le cadre du préparatif des activités du festival AMANI 2018, l’enquête menée  a révélé que 19% des filles âgées de 15 à 24 ans ont eu leur premier rapport à moins de 15 ans et 5% chez leurs pairs de sexe opposé. Et actuellement, 52% des jeunes filles moins de 15 ans sont déjà sexuellement actives. Par ailleurs, 30% des jeunes filles sont déjà enceintes à ce même âge, selon la même étude. Rien de plus normal si la grossesse précoce et les maladies sexuellement transmissibles (MST) font actuellement rage. Des jeunes Congolais en manque d’information concernant leur sexualité. Ils ont pourtant besoin d’une éducation sexuelle complète. Mais au Congo – Kinshasa, parler de vie sexuelle à ses enfants demeure un sujet tabou, surtout dans les milieux les ruraux. Or, les conséquences sont toujours néfastes pour les jeunes eux-mêmes mais aussi pour leurs descendants. Car à l’heure actuelle, 2 jeunes filles sur 10 ayant moins de 17 ans meurent pendant l’accouchement. Par ailleurs, un adolescent sur 3 entre déjà dans le mariage précoce avant d’avoir 18 ans. Pourtant, tout cela aurait pu être évité s’il y a eu une meilleure prise en charge de leur santé sexuelle. Les jeunes congolais sont encore trop attirés par les nouvelles technologies, les boites de nuit, l’alcool, etc. Ce qu’il faut faire alors : renforcer la sensibilisation des jeunes (filles et garçons), de leurs parents, ainsi que les autorités locales quant à la lutte contre la grossesse précoce et les MST, donner accès à toute une gamme de services de santé sexuelle et génésique aux jeunes y compris l’accès aux différentes méthodes de contraception, et leur donner un environnement sûr où ils ne subissent ni exploitation ni abus.

C’est toujours dans le même cadre, du festival AMANI, que le Réseau RAJECOPOD, en plus de l’étude en cours, qui ciblera aussi les jeunes venus de la région des Grand Lacs Africains, offrent un espace d’expression et d’échange d’expérience à tous les jeunes pour une meilleure compréhension de la question de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et peace Building.

Ainsi, le réseau cible plus ou moins 25 000 festivaliers sensibilisés pour le changement de comportement  et vulgariser des nouvelles méthodes de planification familiale afin de contribuer tant soit peu au problème de grossesse précoce en milieu jeunes. Ainsi, nous appelons l’implication de toutes les parties prenantes (UNFPA, UNICEF et le gouvernement Congolais) dans la lutte contre les grossesses précoces en milieu jeune.  

Samuel M. KAVONO

Share

Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *